À l’origine, le cheerleading est né au bord des terrains universitaires américains. Discipline sportive faite de danses, d’acrobaties et de chants, le cheerleading est un anglicisme signifiant “mener les encouragements”. En effet, cette pratique sportive avait pour premier but d’encourager les joueurs, notamment de football américain, tout en incitant les fans et les spectateurs à participer activement au spectacle sportif.
Selon la définition officielle, le principe est assez simple : c’est une activité qui consiste à exécuter de façon rapide et énergique un programme constitué d’un mélange de sauts, de danse, d’acrobatie et de gymnastique au son d’une musique rythmée et dynamique.

Même si cette discipline fut inventée par les hommes, originaires principalement du nord-est des États-Unis, le cheerleading est considéré encore à l’heure actuelle comme un sport marginal, qui s’adresse exclusivement aux femmes. Ce qui amène donc trois idées reçues qui persistent dans les moeurs : le cheerleading n’est pas un sport à part entière, ce n’est que du pom-pom girl, et il est donc, par conséquent, réservé exclusivement aux femmes; et enfin, ce serait une activité dangereuse.

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Bien évidemment, toutes ces affirmations sont fausses. Malheureusement, il paraît presque normal d’entendre ce genre de clichés, puisque les gens font trop souvent l’amalgame entre une pom-pom girl et une cheerleader. À l’origine, l’expression pom-pom girl remonte à la finale du SuperBowl de 1976, où l’équipe des “Cowboys” a présenté une équipe de filles, pompons à la main, au physique de top model et de court vêtu. Ce qui a eu pour conséquence d’attiser la curiosité de journalistes étrangers, qui voyaient ce spectacle pour la première fois, dont un journaliste français; et qui a nommé ces femmes des “pom-pom girls” (femmes à pompons), en faisant référence à leurs accessoires. C’est depuis ce jour-là que l’expression s’est propagée en France, alors qu’elle n’existe même pas aux États-Unis. On appelle ça un comble, non ?
Concrètement, une pom-pom girl et une cheerleader ne font pas la même chose. Le “pompom” va être une activité davantage axée sur des chorégraphies dynamiques et sensuelles, et qui demande de tenir constamment des pompons entre les mains. Le cheerleading, quant à lui, va être une discipline plus spectaculaire, certes, avec une présence de chorégraphies bien coordonnées, mais avec un grand nombre d’acrobaties et de figures, notamment pour les voltigeuses. Et le port de pompons est bien souvent proscrit par mesure de sécurité.
En bref, le “pompom” va se rapprocher de la danse alors que le cheerleading se rapproche davantage de la gymnastique et de l’acrogym. Ce dernier demande des heures d’entraînement pour que le mouvement soit parfait et il nécessite une concentration de tous les instants. Ce n’est donc pas une simple activité, c’est un sport à part entière qui demande rigueur, technicité et coordination.

Pour ce qui est du reste, le cheerleading a trop longtemps souffert du rapprochement perpétuel avec les femmes, et jamais les hommes. Pourtant, contrairement aux idées reçues, il y a de plus en plus d’hommes qui s’impliquent dans cette discipline ! Il paraît normal de penser que certains postes, comme celui de voltigeuse, où il faut faire preuve de souplesse et de légèreté, soient plus adaptés aux femmes. Il n’est pourtant pas impossible de voir un homme faire du cheerleading, le poste qu’il choisit dépendant en partie de son gabarit et de sa morphologie.
Cependant, rien n’empêche de faire appel à des hommes, notamment pour le rôle de porteurs, afin qu’ils puissent mettre en avant leur puissance pour réaliser des figures toujours plus démentielles ! Les mentalités sont en train d’évoluer progressivement, mais dans le bon sens.
De plus, beaucoup de personnes pensent que c’est une activité dangereuse. À l’instar de n’importe quel autre sport, il existe effectivement un risque de blessure, mais celui-ci est réduit au minimum puisque toutes les précautions sont prises pour éviter ce genre de désagrément. On peut également mentionner certaines filles de l’équipe des Centaures, qui ont pour seul rôle de rattraper les voltigeuses. Les nombreuses heures d’entraînement combinées à une rigueur et une coordination de chaque instant limitent au maximum les risques de pratiquer ce sport. Par ailleurs, les séances d’entraînement et les compétitions se pratiquent sur une surface de performance adéquate qui limite les risques de blessure.
Enfin, nous pouvons également mentionner le fait que les Centaures ont déjà participé à de nombreuses compétitions nationales et internationales, ce qui leur permet d’occuper une place prépondérante dans le paysage sportif grenoblois.