Le compte à rebours est lancé ! Dans 28 jours nos athlètes français s’envoleront pour Jérusalem, dans le cadre des championnats d’Europe de Flag ! 3 Centaures font partie de l’effectif national. Cette semaine nous vous présentons Damien SABATINO, 26 ans, Quaterback de l’équipe de Flag du club.

>>> Quel est ton parcours dans le milieu du Flag ?


J’ai découvert le Flag à 13 ans par mon grand-frère qui avait fait du Football américain. A l’époque [en 2006] on ne pouvait commencer l’équipé qu’à 16 ans. En 2009 j’ai été repéré pour aller en équipe de France de Flag, ce qui m’a donné envie de continuer cette discipline. J’ai quand même eu une expérience en Foot américain à 18 ans chez les Aigles mais ça ne m’a pas du tout plu. A 17 ans, je suis venu jouer à Grenoble avec mon frère chez les Diables Bleus car il y avait plus de niveau, ce que je recherchais. J’ai enchaîné plusieurs expériences en équipe de France : 2009 championnat d’Europe en Irlande, on termine 6ème ce qui ne nous permet pas de participer aux championnat du monde l’année suivante. Ensuite 2011 de nouveau championnat d’Europe, en France, où on finit médaille de Bronze, et donc championnats du monde en Suède en 2012, puis pour finir l’Europe à Pesaro en 2013 où on finit 5ème. [Il n’y a plus eu de sélection française masculine depuis.] En 2014, une section Flag s’est montée aux Centaures et nous avons quitté les Diables pour la rejoindre. Depuis que je joue à Grenoble, j’ai été coaché par Sébastien FATET, qui m’a toujours laissé sa confiance pour ce qui est de la coordination offensive et le travail de la technique de jeu.
Sabatino EDF 2011 B

>>> Comment définis-tu ta place au sein de l’équipe ?


La transition des Diables Bleus aux Centaures a été très difficile au début car nous avions un bon groupe, un bon noyau sportif, très proche, qui s’est un peu rompu du fait de la réglementation au niveau des transferts [deux transferts autorisés d’une année sur l’autre, les autres joueurs devant attendre une année blanche pour ensuite se licencier dans un nouveau club]. Il y avait beaucoup de licenciés Centaures que je ne connaissais pas, il n’y avait plus la cohésion que nous avions dans l’autre club et ça a été un peu dur de se mettre dans le moule, mais cette sensation s’est estompée dès la fin de la première année. J’ai vite retrouvé la même ambiance, des joueurs sur la même longueur d’onde donc ça a bien collé. Chaque année il y a de nouveaux licenciés mais nous gardons un groupe solide. Au delà du sport, il y a une ambiance et un attachement les uns envers les autres qui est essentiel pour moi. J’habite à 50 km de là où je m’entraîne, ce n’est pas toujours facile financièrement et moralement de venir. J’aimerais pouvoir m’entraîner plus qu’une fois par semaine, car il faut que nous travaillions tous ensemble. Il y a eu parfois des moments de doutes, et c’est l’équipe qui m’a permis d’avancer. Je ne me vois clairement pas dans un autre club, même si j’ai eu des propositions (rires). J’espère que ça durera encore des années et qu’on arrivera à décrocher l’objectif qu’on s’est donné depuis longtemps, le titre de champion de France.

Sabatino fatet

 


>>> En avril, tu as participé au tournoi de Madrid organisé par l’AFFL, un nouveau rendez-vous du Flag Européen, tu peux nous en dire deux mots ?


Avant tout, c’est un objectif personnel atteint car comme pour l’équipe de France cela passe par une sélection, donc c’est déjà une fierté. C’était une expérience rapide au final, qui s’est déroulé sur un mois entre les sélections et la compétition. Un objectif personnel atteint d’être reconnu QB numéro un, c’est ce que j’attendais depuis mes expériences en équipe de France où je n’ai jamais pu atteindre cela. J’ai aussi fait parti de la construction du plan de jeu, j’ai beaucoup échangé avec Anthony Riquin sur le plan offensif et Antoine Darmana sur le plan défensif (deux joueurs des Sphinx de Pau). Être impliqué dans la gestion était plaisant, j’ai retrouvé le rôle que j’ai aux Centaures. On a tous été très content de réussir à s’adapter à un jeu complètement différent, le Flag à 7 que nous ne jouons pas en France, à avoir une grosse cohésion d’équipe entre anciens adversaires. Très frustrés de cette défaite en finale, j’ai encore du mal à digérer aujourd’hui, je pense sincèrement que nous aurions été capable de gagner. Nous avons vraiment dominé les phases de poules, et les demi-finales, mais l’Espagne a su monter son niveau de jeu au fur et à mesure. Ce qui nous a manqué, c’est de l’adaptation sur cette fin. Cela reste une expérience positive dans l’ensemble, avec la volonté de prendre sa revanche l’année prochaine.


>>> Et maintenant, sélectionné pour les championnats d’Europe ?


La France relance les sélections nationales, cela donne une nouvelle dynamique et motivation. Je suis très content d’avoir été retenu, j’espère pouvoir montrer que j’ai ma place sur le terrain. Hâte de se battre avec le maillot de la France et aller au sommet de l’Europe !

A suivre, la présentation de Ludivine Galtarossa !