Alexis, peux-tu nous présenter ton parcours, ton expérience dans le football américain ?

Alexis Charpentier, né à Montréal. J’ai joué au football environ 15 ans puis 10 ans de flag football un peu plus pour le plaisir. J’ai toujours évolué au poste de receveur, la plupart en tant que Wide Receiver et quelques années en tant qu’Inside Receiver. Mais j’ai également été Kicker et Punt Returner.
J’ai commencé mon parcours de football vers l’age de 10 ans chez les Sun Youth Hornets, une équipe qui a formé beaucoup de bons joueurs. Ensuite au lycée j’ai joué au Collège Jean-Eudes où j’ai eu la chance de jouer dans un système axé sur la passe ce qui n’est pas toujours facile à l’age de 16-17 ans, les attaques ont tendance à jouer plutôt la course. J’ai ensuite joué au Cégep du Vieux-Montréal, les Spartiates, où j’ai gagné trois championnats (1996, 97 et 98). J’ai joué avec plusieurs joueurs qui ont par la suite évolué en NFL ou NCAA Division 1. J’ai joué à l’Université Concordia ou j’ai été WR pendant 3 ans, nous avions une très bonne équipe mais nous n’avons joué qu’une saison complète à notre plein potentiel.


Comment as-tu commencé le football américain ?

Un peu par hasard. Contrairement au Canadien typique, j’ai toujours été attiré par le basket et le football américain. Au foot j’étais beaucoup plus naturel, c’était facile, j’étais toujours le plus rapide de mes amis. Contrairement à la France, au Canada si on a envie de jouer au foot c’est pas les options et les clubs qui manquent. Après, être un jouer de football c’est pas fait pour tout le monde non plus !


Comment es-tu arrivé chez les Centaures ?

Suite à ma carrière universitaire je me cherchais une alternative pour jouer quelques années en CFL, ce qui ne me branchait pas particulièrement. J’avais plutôt envie de bien terminer ma carrière avec une belle expérience autant au niveau foot qu’au niveau culturel.


Comment as-tu vécu ta saison en France et que t’a apporté cette aventure à Grenoble ?

C’est très simple, nous avons atteint la perfection ! On n’a pas perdu un seul match en saison et on a gagné nos 4 matchs de playoff pour gagner le championnat donc difficile de demander mieux. Nous avions un beau mélange de jeunes et de vétérans. Une bonne défense, une offense très balancée, des unités spéciales fiables… et un Canadien qui ne se débrouillait pas si mal !
Une chose est vrai depuis le début de mon parcours c’est qu’une équipe de football américain c’est une famille. On va à la guerre ensemble et on gagne ou on perd ensemble… et en 2004, nous n’avons eu aucune défaite ! Mais plus que tout je me suis fait des amis pour la vie.

Je suis très fier d’avoir contribuer à ma façon au cheminement de l’équipe dans les années qui ont suivis.


Que signifie être Centaures à tes yeux ?

De faire son boulot et d’avoir confiance en son frère qui va faire le sien. D’être solidaire, jouer avec enthousiasme et avec hargne.

285914_10152079107350331_1065082825_o


Aurais tu une anecdote marrante de match centaure à raconter ?

Je pense que les joueurs se rappellent probablement que j’ai perdu mon calme une fois à l’entrainement et que j’ai lancé mon casque par terre (probablement en criant des trucs en québécois que personne ne comprenait). Ce n’était pas trop mon style de perdre mon calme mais j’imagine que notre énergie en entrainement ce jour-là le justifiait !

Mon autre anecdote que j’aime bien partager est que mon tout dernier match de foot a été très spécial. Suite à la saison Centaures j’ai joué un match All-Star avec différents joueurs de France contre une équipe du Québec. Donc mon dernier match restera toujours en tant que Français contre des Québécois ! En bonus, nous avons gagné le match et j’ai bien joué (2 touchdowns je crois dont un de 60 yards)


Que souhaites tu dire aux jeunes pousses centaures ?

Vous n’avez qu’une chance de vivre cette aventure de foot pleinement. Le temps passe tellement vite, profitez-en. À la suite d’une belle carrière, étrangement, ce n’est pas des statistiques, des touchés ou des plaqués qu’on se souviens. C’est des entraînements et des meetings vidéo qu’on s’ennuie. Prenez du plaisir dans ces petits moments, autant que dans les plus grands moments quand les tribunes sont pleines. Ne manquez pas une occasion de vous améliorer chaque jour.

“Leave it all on the field!”, les Centaures c’est maintenant une tradition, vous suivez les pas de plusieurs générations de joueurs qui vous ont tracé le chemin !


ITW by Jérôme KUEHN