Mercredi 9 août 2017 , 18h30, dans les bureaux de Fenêtres MOST.

Les Centaures, en la personne de leur président Laurent Lambert, reçoivent deux figures historiques du club : VICTOR TORELLI, père de l’ancien joueur et coach FRANCK TORELLI; ainsi que JEAN-BERNARD REYNIER, également ancien joueur et coach au sein de notre association sportive.

La raison de leur venue dans nos locaux ? Une remise en main propre d’un maillot officiel de la saison 2016-2017 pour les remercier à juste titre de leur généreuse contribution qu’ils ont apportée à notre projet participatif.

PORTRAITS CROISÉS

Bien que Victor ait découvert le club par le biais de son fils lorsque celui-ci a commencé à jouer pour les Centaures à l’âge de 14 ans, rien ne prédestinait Jean-Bernard à se diriger vers la pratique du football américain : « J’ai connu le club grâce à quelqu’un qui s’appelle Laurent Couturier et qui était dans ma classe en 4ème et qui a commencé quelques mois avant moi. Il m’a dit quelque chose comme « on a besoin d’un garde gauche, tu devrais venir ! ». Je n’avais aucune idée de ce que c’était et où j’allais ! Je sais que de temps en temps il dessinait des croix et des ronds sur son cahier, je regardais comme ça.. »

Une histoire atypique donc mais qui s’est montrée être une véritable révélation pour Jean-Bernard : « Je crois que le sport m’a plu, énormément, et l’esprit qui régnait était incroyable, vraiment. J’ai des potes de l’époque qui sont encore mes amis… ». On le retrouve d’ailleurs sur la photographie ci-dessous au milieu du premier rang avec le numéro 65.

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De son côté, Victor se remémore la réaction qu’il a eue lorsque son fils Franck lui a appris qu’il voulait jouer au football américain : « En tant qu’ancien rugbyman, je voulais que mon fils joue au rugby ! Il n’a jamais voulu, et donc, quand il a découvert le football américain, et que j’ai vu un peu comment ça se passait, j’ai été heureux qu’il fasse ça parce que je me suis dit « ça va lui inculquer certaines valeurs, le respect, ou des choses comme ça… » ».

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Photographie de Franck Torelli, fils de Victor, à l’époque où il était joueur. Crédit photo : Anaïs Feuillet

Du fait de leur expérience personnelle avec le club, ces deux fidèles supporters ne retiennent que le positif dans ce qu’ils ont pu vivre avec les Centaures, avec notamment des souvenirs assez marquants pour chacun d’entre eux : « je pense que les moments les plus forts étaient les retours des finales perdues, quand on a perdu les deux finales contre le Flash dans le bus (finales U-19 en 1991 et 1992), qu’on était vraiment en dessous de tout, et qu’en fait tu passes ta nuit à discuter avec tes potes dans le bus! », déclare Jean-Bernard en soulignant la solidarité qui règne, que ce soit dans les bons moments comme dans les mauvais.

De son côté, Victor se rappelle d’une saison particulièrement riche en émotions : « Bah moi celle qui m’a marquée vraiment, c’était la finale à Paris en 2011 (contre le Flash). Ça a été un grand truc… Puis même la demie-finale contre les Argo (Argonautes d’Aix-en-Provence) reste un souvenir magnifique. C’est vrai que c’est des beaux souvenirs quoi. »

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Mise en jeu lors de la finale du casque de diamant 2011 entre les Centaures et le Flash. Crédits : Lunacat

Mais alors, quelles ont été leurs motivations pour apporter cette contribution au projet de crowdfunding lancé par les Centaures ? Victor répond instantanément : « Parce que, comme je le disais tout à l’heure, moi je sais très bien que le jeu en valait la chandelle, que ça valait le coup et puis je vais répéter, vous savez je ressens une dette morale vis à vis des Centaures par rapport à Franck. » Jean-Bernard, de son côté, voit ça plutôt comme une manière de se rattraper du nombre de fois où il ne peut être présent pour l’association : « Quelque part ça me soule de ne pas venir plus souvent aux matchs, de ne pas être plus dans le groupe du club, effectivement, y’a probablement cet aspect psychologique derrière tout ça ouais.. C’est histoire de marquer le coup. »

Par ailleurs, s’ils ont participé au projet, c’est qu’ils pensent que celui-ci peut être un élément moteur dans la poursuite du développement du club : « Bah déjà, quelqu’un qui fait la démarche de venir avec sa famille et tout, enfin bon, je veux dire que c’est quand même quelqu’un qui veut s’installer dans le temps, je pense qu’il a quand même un projet pour le club, c’est pour ça que ça m’a paru intéressant », déclare Victor à propos du coach canadien David Gould, fer de lance de cette belle aventure.

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Pour finir, ces deux personnalités mettent en avant la même chose : les Centaures ont contribué, soit directement ou indirectement, à un épanouissement personnel et professionnel, tout en leur inculquant des valeurs essentielles : « Moi ma dette elle est perso, je sais ce que ça m’a apporté et ce que ça m’apporte dans ma vie, tant boulot que perso, effectivement y’a deux trois ressorts que j’ai appris à 14 ans sur les terrains comme ça, donc oui cette expérience-là vaut le coup d’être vécue », explique Jean-Bernard. De son côté, Victor souligne les nombreuses choses que les Centaures ont pu apporter à son fils : « je suis reconnaissant au Foot US et aux Centaures en particulier parce que (même s’il le serait devenu), ça a fait de mon fils quelqu’un d’équilibré. »

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Franck Torelli dans le rôle du coach. Crédits photo : Antoine Buche

Une bien belle manière pour ces deux personnes de rendre un peu de ce que le club leur a donné, et nous les en remercions encore une fois de tout coeur.

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De gauche à droite : Victor Torelli, Laurent Lambert et Jean-Bernard Reynier.